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Fin de la redondance entre visites de préreprise et de reprise

L’employeur est tenu d’organiser une visite médicale de reprise pour le salarié dans les quatre situations suivantes : après un congé maternité, après un arrêt de travail pour maladie professionnelle, après un arrêt de travail d’au moins 30 jours pour accident du travail ou après un arrêt de travail d’au moins 60 jours pour maladie ou accident non professionnel.

La visite de préreprise auprès du médecin du travail sert quant à elle à éviter une reprise brutale après un arrêt long, en permettant d’identifier au préalable les difficultés et éventuels aménagements nécessaires.

Avant le décret promulgué le 12 juin 2026, même en cas de visite de préreprise très récente, l’employeur restait tout de même tenu d’organiser la visite de reprise. Le décret simplifie cette obligation, afin d’éviter les visites redondantes.

Pour les arrêts de travail délivrés à compter du 15 juin 2026, il est désormais possible d’être dispensé de la visite de reprise si deux conditions cumulatives sont réunies : le salarié doit avoir bénéficié d’une visite de préreprise dans les trente jours précédant sa reprise effective, et le médecin du travail doit avoir conclu expressément qu’aucune mesure d’aménagement du poste ou du temps de travail n’était nécessaire.

De plus, le décret prévoit que le service de prévention et de santé au travail doit désormais informer l’employeur de la visite de préreprise, sauf opposition du salarié, et ce même si aucune recommandation n’est ensuite formulée.

En pratique, l’entreprise ne devra plus organiser automatiquement de visite de reprise si les conditions de dispense sont clairement réunies.

A noter que, même en cas de dispense, le salarié, l’employeur ou le médecin du travail conservent la faculté de demander une visite de reprise.

Décret n°2026-503 du 12 juin 2026 relatif aux modalités des visites de préreprise et de reprise.